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 étudier un espace dans un récit
Source: Pixabay

Un texte :


Il revint à grands pas, gagna le boulevard extérieur, et le suivit jusqu’à la rue boursault qu’il habitait. sa maison, haute de six étages , était peuplée par vingt petits ménages ouvriers et bourgeois , et il éprouva en montant l’escalier , dont il éclairait avec des allumettes – bougies les marches sales où trainaient des bouts de papiers , des bouts de cigarettes , des épluchures de cuisine , une écœurante sensation de dégoût et une hâte de sortir de là , de loger comme les hommes riches , en des demeures propres , avec des tapis , une odeur lourde de nourriture , de fosse d’aisances et d’humanité , une odeur stagnante de crasse et de vieille muraille , qu’aucune courant d’air n’eut pu chasser de ce logis , l’emplissait de haut en bas . 



La chambre du jeune homme, au cinquième étage, donnait, comme sur un abîme profond, sur l’immense tranchée du chemin de fer de l’ouest, juste au- dessus de la sortie du tunnel, près de la gare des Batignolles, Duroy ouvrit sa fenêtre et s’accoucha sur l’appui de fer rouillé. (…..) 


Sur son petit lit de fer, où la place de son corps ait fait un creux, il aperçut ses habits de tous les jours jetés là, vides fatigués, flasques, vilains comme des hardes de la morgue. Et, sur une chaise de paille, son chapeau de soie, son unique chapeau, semblait ouvert pour recevoir l’aumône. 

Ses murs , tendus d’un papier gris à bouquets bleus , avaient autant de taches que de fleurs , des taches anciennes , suspectes n dont on n’aurait pu dire la nature , bêtes écrasées ou gouttes d’huile , bouts de doigts graissées de pommade ou écume de la cuvette projetée pendant les lavages , Cela sentait la misère honteuse , la misère en garni de Paris . Et une exaspération le souleva contre la pauvreté de sa vie, il se dit qu’il fallait sortir de là, tout de suite, qu’il fallait en finir dès le lendemain avec cette existence besogneuse. 



L’espace dans le récit :

L’espace construit par l’auteur dans un roman est souvent investi de sens. La représentation de la spatialité n’est, en fait, que l’appréhension sensorielle que l’être humain a de l’espace, elle dépend de la psychologie des personnages, une interdépendance s’institue donc entre eux, ceux qui fait générer un espace nouveau, original, ouvert à toutes les interprétations. 

Certes, la lecture de l’espace permet d’en saisir les détails topographiques à travers une structuration binaire qui est non seulement horizontale, mais aussi verticale : le haut et le bas, le dedans et le dehors, le clos et l’ouvert …… mais le rôle de l’imagination créatrice est déterminant dans ce sens puisque les espaces acquièrent graduellement des valeurs symboliques qui en font un univers à part. 

L’espace se trouve investi de sa subjectivité, Gaston Bachelard dit à ce propos : 

« L’espace saisi par l’imagination ne peut rester l’espace indifférent livré à la mesure et à la réflexion du géomètre. Il est vécu, non pas dans sa positivité, mais avec toutes la partialité de l’imagination …… sans cesse l’imagination imagine et s’enrichit de nouvelles images. C’est cette richesse d’être imaginé que nous voudrions explorer » In La poétique de l’espace, 1957 

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